Voyage, tourisme et évasion

Mexique : Cholula, Puebla, Oaxaca et Monte Alban

Calavera avec fleurs oeillet d'Inde à Puebla au Mexique pour le jour des morts.

Suite de notre voyage de noce au Mexique, après la capitale de Mexico et les temples de Teotihuacan, nous voici les 1er et 2/11/2017 en direction de Cholula, Puebla, Monte Alban et Oaxaca, en pleine fête traditionnelle du jour des morts.

Notre voyage au Mexique, de Mexico à Tulum.
Pour vous aider à vous situer un peu mieux : nous nous trouvons à gauche, dans l’état de Puebla, à coté du volcan, et nous descendons vers l’état de Oaxaca, en retrouvant le visage de la Catrina, le cactus mexicain et le piment dans la gastronomie. Crédit carte Google map

Pyramide de Cholula

La pyramide Tepanapa de Cholula fut la plus grande jamais construite. Hélas, aujourd’hui il n’en reste que des ruines qui se confondent dans la nature, si bien que l’on a l’impression de marcher sur une grande colline.

On entre dans le site par les fondations (claustrophobe s’abstenir) et on longe ainsi de longs tunnels et escaliers sous-terrains avant de sortir de l’autre coté, où les ruines sont mieux visibles.
Nous nous amusons à la vue de nombreux rongeurs, que nous aimons appeler « les gardiens du temple » – après une petite recherche il s’agirait de « chiens de prairie ».

Au dessus de la pyramide est construite une église. Celle-ci était en rénovation lors de notre visite aussi nous n’avons pu y aller.

Cholula est connue pour être située au pied du volcan Popocatépetl (toujours en activité, deuxième plus haut pic du Mexique). Les conditions météorologiques n’étaient pas suffisamment bonnes pour que nous apercevions le volcan. Mais nous en avons vu un sur la route pour Puebla.

Puebla pendant le jour des morts

La ville de Puebla se nomme à l’origine puebla de los angeles (= cité des Anges) on trouve ainsi beaucoup de statues d’anges dans cette ville, notamment autour de l’immense cathédrale.

En nous promenant dans les rues de Puebla, nous y avons découvert la spécialité locale : des objets en porcelaine peinte (principalement blanche et bleue). Ainsi que les célèbres « chapulines » = sauterelles grillées vendues avec un petit peu de jus de citron vert – non merci, sans façon.

Comme nous y étions le premier Novembre 2017, la ville entière se préparait à célébrer le jour des morts (ou día de los muertos). Les gens se maquillaient, se déguisaient en squelette ou en Catrina.
Et nous sommes même tombés sur une grande cour remplie d’autels à la mémoire des disparus. Un endroit magique. Pour plus d’informations sur la célébration du jour des morts au Mexique, je vous renvoie vers mon article sur la ville de Mexico.

A Puebla, nous avons dégusté de délicieux taco árabe (viande de porc marinée puis rôtie à la broche) chez Las Ranas.

Notons aussi un super hôtel : La Purificadora (pour notre voyage de noces, notre agence nous avait fait la surprise de nous surclasser dans une chambre luxueuse avec jacuzzi privatif, on n’en revient toujours pas).

Site Zapotèque de Monte Alban

Sur la route entre Puebla et Monte Alban, nous croisons d’immenses forêts de cactus. C’est tellement dépaysant ! Notre chauffeur nous arrête proche de deux énormes cactus candélabres (au moins centenaires) – pause photo oblige !

Nous arrivons sur le site de Monte Alban. Contrairement au site de Teotihuacan, celui-ci est construit en hauteur et domine tout envahisseur. L’espace est immense. Notre guide nous apprend qu’il s’agissait de la capitale de l’empire Zapotèque.

Ville de Oaxaca

Lorsque nous sommes arrivés à Oaxaca, nous avons vite posé nos valises dans le très joli Bed & Breakfast el diablo y la sandia (= le diable et la pastèque) pour partir explorer la ville avant que la nuit tombe.

Il y a notamment la chapelle de la Vierge du Rosaire, à découvrir dans l’église nommée templo de Santo Domingo, avec son intérieur ultra décoré de motifs.

Chapelle de la Vierge du Rosaire, dans le templo Santo Domingo à Oaxaca, au Mexique.

Là encore, nous observons des autels dédiés aux défunts du dia de los muertos, et des décorations squelettiques un peu partout dans la ville. Une ambiance festive règne, il y a de la musique, de la danse, c’est très joyeux et agréable.

Néanmoins, c’est ici, à Oaxaca que nous avons ressenti notre premier inconfort en terme de sécurité. En effet, en nous éloignant un petit peu du centre ville, une première fois pour rechercher un marché typique : la nuit tombante, le peu d’éclairage et quelques regards – que nous avons jugé – désapprobateurs, nous on vite fait rebrousser chemin. La même atmosphère s’est faite ressentir une seconde fois, un peu plus tard dans la nuit, lorsque nous cherchions à atteindre le cimetière (légèrement excentré) pour y découvrir quelques moments festifs de célébration du jour des morts – en vain.

Tant pis, nous retiendrons surtout de Oaxaca les meilleures enchiladas a los dos moles que nous avons mangé de notre vie ! – chez la Olla. Le mole est une sauce typique du Mexique (originaire de Oaxaca) à base d’épices et de chocolat ! Cette sauce imbibe les tortillas de maïs garnies de viande (souvent du poulet) et sont parsemées de fromage de Oaxaca (le plus réputé au Mexique). Nous y avons également dégusté une boisson typique mexicaine : le mezcal.

Enchiladas au mole negro de Oaxaca au Mexique.

Qu’est-ce que le mezcal ?

Il s’agit d’un alcool très fort élaboré à partir d’agave – nous visiterons une distillerie de mezcal dans un prochain article. Il existe différent types de mezcal : des jeunes (non vieilli, couleur transparente comme de l’eau), des vieux (vieilli au moins un an, à la couleur plus foncée), des reposés (vieilli entre 2 mois et un an) et des « pour touristes » « con gusano » c’est à dire avec un ver ou larve de papillon se nourrissant d’agave, glissé à l’intérieur de la bouteille.

Si vous souhaitez rapporter du mezcal en France (il est moins connu en Europe que la tequila, pourtant il semble plus apprécié par les mexicains).
Il y a à Oaxaca une petite boutique appelée « Unión de Palenqueros de Oaxaca » qui vend du mezcal directement issu de petits producteurs.
Attention toutefois, il n’y a pas toujours la vignette de taxe (obligatoirement payée par les grands fabricants et collée sur les bouteilles) vous permettant d’importer le mezcal en France sans problème à la douane.

– Même si les bouteilles et leurs étiquettes sont souvent très très jolies, n’hésitez pas à transférer votre mezcal dans une bouteille de soda en plastique pour éviter la « casse » dans les valises.

Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour continuer notre descente vers le sud-est du Mexique, avec un arrêt à « el Tule » (le plus grand arbre du monde !) et au temple de Mitla, la cité des morts.

Et vous, alors ?

  • Connaissez-vous le Mexique ? Y êtes-vous déjà allé(e) ? Qu’avez-vous préféré ?
  • Avez-vous déjà gouté du mezcal ? et de la sauce mole au chocolat ? Ça vous a plu ?
  • Des questions à me poser ?

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