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La liste de mes envies

Lecture du livre La liste de mes envies de Grégoire Delacourt

Petite pause lecture aujourd’hui, avec le magnifique ouvrage de Grégoire Delacourt : la liste de mes envies.

Je ne vous parle pas souvent lecture sur le blog, car j’avoue avoir du mal à trouver le temps de me « pauser »  pour lire et, surtout, à découvrir des histoires suffisamment passionnantes pour me maintenir captive, figeant le temps et me faisant ainsi occulter tout ce qu’il me reste à faire avant la fin de la journée…

Aussi, quand mon amie Hélène m’a offert La liste de mes envies, début janvier, je me suis dit qu’il allait être difficile avec le lancement de la boutique, du site internet et de ma nouvelle vie, de réussir à trouver quelques heures pour attaquer un énième livre que j’aurais de toute façon bien du mal à terminer… Ce moment opportun je l’ai pourtant saisi ce week-end : 4h de train pour rejoindre mon amoureux sur Lyon. Et ce fût sûrement, grâce à Hélène, et aussi à Grégoire Delacourt, le plus joli voyage en TGV de ma vie. Au point de pester, une fois de plus, contre la SNCF, mais cette fois-ci, ce fût pour ne pas avoir eu quelques minutes de retard, afin de pouvoir savourer les 10 pages restantes de la liste de mes envies qui ont maintenu l’intrigue et l’excitation de rouvrir le roman, rendant ainsi le retour moins pénible car délivreur !

Lecture du livre La liste de mes envies de Grégoire Delacourt

Je répertorie depuis peu, dans un cahier, toutes les phrases que j’ai pu lire et qui m’ont provoqué une forte émotion. Je fais partie de ces gens – insupportables? – qui cornent les pages et surlignent certains passages. Vous trouverez donc ici, entre des guillemets verts, celles qui proviennent de de la liste de mes envies.

L’histoire

L’histoire est simple : Tout comme il y avait une chance sur des millions qu’un Jocelyn épouse une Jocelyne… il en était de même pour que cette Jocelyne, dont la petite vie de mercière à Arras suffit amplement à combler ses attentes, fût poussée par ses amies à jouer au loto, et eût l’affreuse chance de remporter plus de 18 millions d’euros…

Ce récit particulièrement optimiste vous fera réfléchir au bonheur des choses simples, mais aussi au pouvoir de l’argent sur l’espèce humaine.

« nos besoins sont nos petits rêves quotidiens »

« mes enfants vont me voir avec les yeux de Picsou »

« La convoitise brûle tout sur son passage »

Ce livre vous amènera à vous demander…
et si cette même histoire vous arrivait, que feriez-vous avec 18 millions d’euros…?

« tu ne regarderais plus jamais le prix des choses »
« Ça commence à combien un prix sur demande ? » – réflexion personnelle devant un article de la boutique Chanel.

Auriez-vous envie de rester dans l’anonymat ? En parleriez-vous autour de vous ? N’auriez-vous pas peur de voir votre vie changer ? et les autres, vos proches, changer ? Risqueriez-vous de perdre ce (et ceux) qui vous semblaient si attachants?

« L’argent réduit-il les distances, rapproche-t-il les gens ? »  – dans le sens de créer du lien, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Jocelyne est mercière (travail du tissus, du fil), explique Grégoire Delacourt dans sa postface.

« s’il savait, ce serait le tumulte, ce serait la guerre »

« Être riche, c’est voir tout ce qui est laid puisqu’on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses »

« Je possède juste la tentation. […] Plein de choses nouvelles. Mais rien de différent. »

Ce qui est particulièrement fort et impressionnant dans ce livre (limite déstabilisant au début), c’est que l’auteur, Grégoire Delacourt, est un homme, et qu’il fait parler et penser Jocelyne réellement à la manière d’une femme.

« Règles. Le mot magique. Qui éloigne la plupart des hommes. » – s’en servant d’excuse pour prétexter un malaise.

« C’est un baiser qui dure, un baiser qui dit tout ; mes manques, ses désirs, mes souffrances, ses impatiences. Notre baiser est mon ravissement ; ma vengeance ; il est tous ceux que je n’ai pas eu, […] »

« S’il peut lire mon âme rien qu’en regardant mon dos, il sait maintenant en voyant mes yeux mon épouvante de moi-même. »

affiche du film La liste de mes envies, pour le cinémas avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine


La liste de mes envies est un roman sentimental tragique qui sera très prochainement (le 28 mars) adapté au cinéma en tant que comédie dramatique avec pour acteurs principaux Mathilde Seigner et Marc Lavoine. J’ai déjà noté la date dans mon agenda. :)

« il sait que la peine redessine les visages, change la couleur des yeux. »

« Être aimé chauffe le sang, ébouillante le désir. »

« Je m’étais laissée mourir pour accoucher d’une autre. […] La douleur vous refaçonne toujours d’une curieuse manière. »

Vous l’aurez compris, ce livre ne se lit pas, il se dévore, tant la manière d’écrire de Grégoire Delacourt est agréable à lire, si tant est que l’on aime les figure de styles, les jeux de mots et autres particularités de la langue française.

« Les bulles du vin délient nos langues lorsqu’elles éclatent dans nos palais. »

« son visage se tordit, […] elle s’affaissa sur elle-même à la manière d’un accordéon. »

« Les infirmières me réapprirent doucement le goût des choses. […] Elles effacèrent mes idées noires et éclaircirent mes cauchemars. »

Il offre également beaucoup de tendresse, et un très joli regard sur la maladie d’Alzheimer, dont est atteint le père de l’héroïne du roman.
Ce livre m’aura fait mourir de rire mais il m’aura aussi ému au point d’en avoir les larmes aux yeux (pas évident à gérer au milieu des inconnus du TGV…).
La liste de mes envies est donc un roman à lire et à relire, qui – même si je vous avouerai ne pas avoir aimé la fin et en préférer une autre version, ma propre version – nous donne de l’espoir sur cette vie réelle, que nous constatons tous.

« Les gens sont seuls avec leurs téléphones. Ils lancent des milliers de mots dans le vide de leurs vies. »

« Le bruit des klaxons des voitures, la menace des impatiences, les envies de meurtre des automobilistes, les coursiers kamikazes […] De la violence ordinaire enfin. De la douleur mesquine. De la tristesse qui ne sort pas. »

Je profite de cet article sur la liste de mes envies pour vous rappeler que des marque pages originaux sont en vente dans ma boutique Divine et Féminine, n’hésitez pas à égayer vos lectures.

marque-pages, signets originaux créations artisanales de Divine et Féminine

J’ai bien sûr aussi écrit la liste de mes propres envies suite à cette lecture.
Et, juste pour le plaisir, voici encore une petite phrase, qui fût sûrement ma préférée.

« il parlait au passé simple et la musique de sa conjugaison m’envoûtait. »

Edit du 11/08/2014 : Je suis allée voir l’adaptation cinématographique de la liste de mes envies, j’ai été un peu déçue des nombreuses scènes manquantes vis à vis du roman, mais enchantée tout de même de retrouver les personnages dont les traits de caractères sont assez fidèles à ceux du livre. Les acteurs jouent divinement bien. Et la scène du baiser m’a presque fait verser une petite larme…

Et vous, alors ?

  • Avez-vous lu la liste de mes envies ? Qu’en avez-vous pensé ?
  • Que feriez-vous à la place de Jocelyne ?
  • Qu’elle serait la liste de vos envies ?

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